Ce qui m’apparaît le plus fascinant dans le psychodrame de la grève…non attendez…du boycott étudiant, n’est pas tant les courbettes sémantiques de la ministre, la mauvaise foi intellectuelle de la droite médiatique ou bien les fenêtres cassées du centre-ville, mais bien l’étudiant bashing qui est omniprésent. On le sent, il y a un malaise généralisé chez nos élites, nos représentants des médias de masse et nos concitoyens face à l’étudiant moyen. Ils ne savent pas comment dealer avec eux autres alors que, plus souvent qu’autrement, ils utilisent le paternalisme et la condescendance comme outils d’auto-défense.
Je crois que la principale frustration chez le téléspectateur moyen de TVA, le maire Gendron, Éric Duhaime et les yuppies du conseil du patronat est que ses étudiants ne sont pas assez cons. Si la CLASSE était dirigée par un clone de Serge Fiori avec un poncho, on n’entretiendrait pas autant de mépris pour les leaders étudiants. La frustration réside dans le fait que Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas assez bête pour se faire mettre en boîte par Denis Lévesque. Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, est un jeune homme soigné capable de répondre avec éloquence et un calme olympien aux questions. La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, affiche une belle spontanéité et un brin d’humour fort efficace lors des nombreuses inquisitions de nos "journalistes" bien-pensants. C’est pourquoi Mario Dumont en fait des boutons, c’est pourquoi Simon Durivage raccroche au nez de Gabriel Nadeau-Dubois en ondes et c’est pourquoi André Pratte fait sa campagne de peur. C’est ce manque d’immaturité qui les frustre. Ils se sentiraient plus à l’aise s’ils étaient capables de regarder les jeunes de haut, or, ils en sont incapables. Donc tout ce qui reste comme arme est le mépris.
L’étudiant est en quelque sorte dans la zone grise de la citoyenneté, ce qui est en fait une proie facile à la société qui veut le juger. Ils n’est pas un enfant. Dommage, tout le monde aime les enfants. Rien ne doit arriver aux enfants. Une décision administrative qui va à l’encontre des enfants sera décrié par le plus snobinard des intellos du plateau et par le plus petit dénominateur commun. Ensuite, il y a le contribuable. On dira ce qu’on voudra des contribuables mais ils paient les taxes, font tourner la roue et la sueur de leur front construit des ponts, fournit l’air qu’on respire, plein de gogosses comme ça. Ils sont la colonne vertébrale de la citoyenneté dans un régime capitaliste classique.
L’étudiant lui est bien campé dans la zone grise, jusqu’au cou, en fait. Il n’est plus un enfant, pas vraiment un payeur de taxes. À quoi sert-il? Absolument à rien. C’est pour ça qu’il a autant de temps à texter en buvant de la sangria sur la désormais proverbiale terrasse sur Outremont.
Sa seule utilité pourrait, peut-être, être celle de nous mettre dans la face nos travers en tant que société, les choix bizarres de la logique comptable qui fait, par exemple, qu’on DONNE de l’argent à des entreprises pour vider nos ressources naturelles alors qu’on s’amuse à alourdir le fardeau de la dette de nos cerveaux, nos futurs médecins, avocats, alouette.
On peut être convaincu que la frustration de Charest est de voir que ces petits vlimeux ne sont pas assez cons. Pas assez cons pour gober une hausse radicale alors qu’il y a du gras à couper partout (Jean Garon le disait récemment à TLMEP, quand on veut couper, on coupe la tête, c’est à dire qu’on commence par les recteurs, les anomalies administratives, le gaspillage).
Le souhait du PLQ est que la relève étudiante soit servile et incapable de penser par elle-même et, par le fait même, devienne éventuellement les futurs électeurs du parti. Ce qui les dérange dans cette désobéissance civile n’est pas tant les vitrines fracassées ou les graffitis sur les murs, tout cela se corrige facilement. Non, ce qui dérange, c’est ce refus d’avaler systématiquement le discours qu’ils tentent d’enfoncer dans la gorge collective de notre jeunesse. S’ils refusent une hausse de frais de scolarité, seront-ils capables d’avaler l’immense couleuvre qu’est le Plan Nord?
Comme si ce n’était pas assez, nous assistons à une couverture biaisée des événements. Même le conseil de presse l’affirme mais ce n’est certainement pas la gang à Péladeau qui va s’en vanter. Nous avons un Premier ministre qui s’amuse à travestir les chiffres et déformer les faits, et les médias les rapportent sans se questionner. Certains par paresse, d’autres, comme La Presse, car cela sert bien ses intérêts.
Le président du conseil du patronat déplorait la présence de la gauche sur les médias sociaux, disant que cet outil, contrairement aux médias de masse, ne répondait à aucun code journalistique garantissant la véracité du traitement de l’information. On voit que ce n’est pas juste l’ami John James Charest qui s’improvise humoriste. Pouvez-vous vraiment affirmer sans rire que l’information qu’on nous sert à chaque jour n’est pas teintée d’un parti pris idéologique? Allons! Vous aviez l’air moins fous lorsque vous proposiez l’abolition du salaire minimum.
Il y a des rumeurs d’élections printanières qui planent sur le Québec. On a vu notre peuple prendre la rue mais prendra-t-il le chemin vers les urnes? L’Alberta s’est mobilisé pour bloquer l’arrivée de la droite libertarienne. Allons-nous finalement prouver notre mécontentement et se débarrasser de l’équipe de Jean Charest?
Ou sommes-nous assez cons pour retomber dans le panneau?

Je dirais même que les 3 leaders étudiant ont suffisamment de prestance et de leadership pour diriger un parti politique et même une province ou un pays. Nous avons la chance, malgré le lot d’ennuis et de disfonctionnement que ça apporte, de vivre dans une démocratie. Où commence et où s’arrête le droit de manifester ? Rappelons que le débat porte sur les frais de scolarité dans le but de permettre aux moins nantis de poursuivre leurs études le temps qu’ils le voudront. Or, le débat porte maintenant sur la gauche, la droite, les politiciens actuels, les journalistes, le salaire minimum, et la liste continue. Pourrions-nous comme peuple démocratiquement responsable focaliser le débat sur le point des frais de scolarité et approfondir la suggestion du gouvernement qui mathématiquement répond aux besoins des étudiants ? Je pense vraiment qu’à l’heure actuelle on commence à tomber dans le "chialer pour chialer" parce que de toute façon le mal est fait, la session est perdue et ça coûte pas cher de continuer à alimenter la contreverse sur d’autres aspects maintenant que les médias sont braqués sur nous. Les leaders étudiants devraient garder leur calme et leurs discours pour l’arrivée prochaine des élections, et même former leur propre parti politique et débattre des autres enjeux. Mais c’est la responsabilité de tous de rester rationnel quant au débat actuel et d’arriver à un compromis, en mettant de côté les autres aspects pour lesquels on est en désaccord avec le gouvernement.
Vous pouvez lire un article de Dame Lise Payette, dans LE DEVOIR.
Elle a une grande vision notre ancienne ministre du PQ : "En 2032, Gabriel aura été nommé juge de la prochaine Commission d’enquête sur le crime organisé, la commission Nadeau-Dubois, sur laquelle reposeront tous nos espoirs pour faire, enfin, le grand ménage. Martine sera devenue ministre de l’Éducation. Elle aura la réputation d’être une ministre courageuse et elle aura entrepris, dès son élection, la réorganisation complète du ministère qui est reconnu comme « un vieux fromage » où personne n’a plus aucune idée de ce qui se passe ailleurs dans le monde de l’éducation. Léo aura déjà publié six romans qui auront connu un grand succès international. Il voyage beaucoup, car il est très demandé sur les campus un peu partout dans le monde. Les trois se voient une fois par année. Toujours en avril, à Montréal. Parce que c’est là que tout a commencé pour eux." Merci Madame Payette, je me souviens de votre émission des belles années de 1960 à Radio-Canada : FEMME d’AUJOURDHUI!
Belle Prestation des leaders étudiants,
Ils auront aquis une excellente expérience de négociation, n’oubliez-pas la démocratie!!!
Le support de la population est vers et non pas contre les étudiants, cependant malgré les ‘on continue!!!’ Quand on traine çà Pourrit!!!
NON aux masques et à la violence gratuite!!!
Si je porte un masque à gaz je n’ai par définition aucune intention pacifique!!!
Mon opinion
JEO
Je suis d’accord avec votre idée que ces leaders étudiants ont l’étoffe pour guider la population vers un avenir politique meilleur, vers une société plus éclairée – non plus jamais le mot lucide… – sur les problèmes sociaux engendrés par la recherche du profit pour satisfaire la bourse et ses boursicoteurs, pour satisfaire l’Économie; ils ont l’éloquence, l’intelligence et la sagesse pour nous inviter à être plus responsables, plus libres de nous exprimer et de réclamer que nos dirigeants soient plus humains, plus droits, plus transparents, plus engagés envers la population, moins serviles du pouvoir et de la richesse!
Changeons nos dirigeants et les méthodes du pouvoir au service exclusif de l’économie, et nous pourrons régler simplement les problèmes de frais de scolarité… enfin, je crois…
Merci pour cet article ! Y-a-t’il des documents disponibles concernant l’affirmation de couverture biaisée du Conseil de la Presse ? Je serais très intéressée à lire.
Bonsoir Marie, voici le lien d’un article excellent et assez déroutant, bien qu’intéressant: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/348294/l-etat-et-les-entreprises-sont-victimes-des-medias-sociaux
Il y a aussi ceci : http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2012/04/25/la-mediasocialisation-j%E2%80%99irai-spammer-sur-vos-tombes/
Merci pour vos commentaires.
Marie, voici un article fort intéressant tiré du site du conseil de presse: http://conseildepresse.qc.ca/actualites/chroniques/regard-de-la-presse-sur-la-greve-etudiante/
Voici un extrait probant: «Interrogé en marge de ce colloque, Jean-Jacques Stréliski, professeur associé à l’école des HEC de Montréal et consultant en formation et en stratégie créative, abondait dans le même sens : Je trouve que les médias font un travail très partisan sur la question de la grève. Je ne vois pas beaucoup d’objectivité dans le traitement de certains médias. Tout de suite, on prend position plutôt que de laisser la liberté aux gens de se faire une opinion.
La préférence accordée au mot boycott — mis de l’avant par le gouvernement — dans la plupart des médias anglophones, reste, selon Judy Rebick, la preuve d’un certain biais. Kai Nagata reproche en outre aux médias traditionnels d’avoir abandonné leur responsabilité de contribuer positivement au dialogue social. De même, pour Jean-Jacques Stréliski, les médias ont un rôle à jouer dans ce type de conflit, car ils vont contribuer à créer une tension ou un équilibre entre les partis. »
L’Alberta s’est mobilisée… Est bonne ! Prenons modèle sur nos frères et soeurs de l’Ouest qui sont restés chez eux et qui ont ainsi permis la réélection du même parti conservateur au pouvoir depuis 40 ans. Ouf ! J’ai bien fait de commencer par la fin…
Le taux de participation a été en hausse de près de 20% par rapport à la dernière élection et plusieurs ont opté pour le vote stratégique afin de bloquer la venue de Wildrose.
Commencer par la fin, ce n’est pas une mauvaise idée. Je commence toujours par les sports quand je lis le Journal de Montréal.
Le chiffre exact est une hausse de 17%du taux de participation par rapport aux élections de 2008. Vous appelé ça "rester chez eux"?
Je prendrais bien une hausse de 17% pour les prochaines élections au Québec.
Les albertains ont fait passer les maisons de sondage pour des diseurs-de-bonne-aventure de marché aux puces, et ainsi l’élection qui semblait vouloir mettre le Wildrose au pouvoir s’est trouvé à ré-élire en quasi ras-de-marée le partie de Redford. Bien que ce sont des conservateurs, clairement ici ils étaient le "moins pire" des deux monstres. Le Wildrose aurait été la pire chose pour la gauche et pour la fédération canadienne. Une augmentation du taux de participation semblable n’est pas anecdotique.
Ben moi, c’est le contraire tu vois, j’ai commencé par le début et je me suis dit que c’était un autre blogueur qui victimise les pauvres étudiants contre les méchants capitalistes qui contrôlent la presse et tous les médias, mais c’est la conclusion qui m’a remonté le moral. Le militantisme politique et ALLER VOTER aux élections, ce serait peut-être plus efficace que se mettre un petit carrés rouge sur sa veste, une cagoule sur la tête, et partir affronter la SQ sur la barricade avec des boules de billard et bouffer des balles de plastique, non?
Les français viennent de démontrer que c’est possible de sortir un gouvernement qui est pourri, René Lévesque y croyait lui aussi et s’est pas trop mal débrouillé non plus. Il est peut-être temps de revoir un peu la stratégie, non?
Au Québec, le problème n’est pas de sortir le gouvernement qui est pourri, c’est d’en trouver un qui ne l’est pas tout en étant capable de faire une bonne job… C’est assez difficile pour le moment…
Point de vue rafraîchissant, David. Merci pour le lien vers le Conseil de presse.
Cynthia Dubé
Bravo M. Corleone! Je suis entièrement d’accord avec vous. Il faut faire reculer le gouvernement, car il a erré, comme depuis 7 ans. Il faut ensuite le remplacer. Vive la gratuité scolaire! Vive un pays du Québec! http://www.1001raisons.com
Les étudiants nous montrent la voie: suivons leur exemple. Chaque fois que le gouvernement décrète une aussi des tarifs pour une baisse de services, il faut refuser et sortir dans la rue. Refuser tant que l’État n’aura pas fait ménage dans les finances publiques et cesser d’être le pantin des oligarques.
Malheureusement, la solution des urnes n’en est pas vraiment une. Les autres partis en liste gouverneront exactement de la même manière que les Libéraux. Le problème est plus profond que juste se débarrasser de Jean Charest.
« Les choix bizarres de la logique comptable », c’est pas vraiment gentil pour les comptables de parler de même. Il y a sûrement plein de comptables qui vous diraient que le Plan Nord et la hausse des frais de scolarité sont deux exemples de mauvaise comptabilité et de planification financière incompétente et d’autosabotage. Est-ce qu’on a demandé à de vrais comptables ce qu’ils en pensent, des livres du gouvernement Charest ?
C’est une expression. Mais, en même temps, j’ai beaucoup d’amis comptables et ils n’ont que de bons mots pour le Plan nord et la hausse des frais de scolarité.
Ça se peut très bien que vous ayez raison à propos des comptables, malheureusement (j’en connais pas assez personnellement pour dire). Mon message est que c’est pas le propre de la comptabilité de pencher du côté de la hausse, et que c’est pas en comptant moins les piastres qu’on sera plus convaincants. Il y a une logique financière en faveur de la baisse des droits de scolarité et c’en est une d’investissement à long terme.
L’IRIS est un exemple de comptables et d’économistes qui voient d’un oeil critique le Plan Nord, la hausse et autres sujets. http://www.iris-recherche.qc.ca/
Cynthia
Et aussi: http://www.youtube.com/watch?v=aOLB3CWV-sA&feature=related Les 8 mythes démontés.
Cynthia
Nous n’avons pas le mandat de commenter.
Super texte d’opinions pertinent. Par contre les premières phrases avec le sosie de Fiori et le poncho me semblent de trop. Un, parce que ça m’étonnerait…au contraire, il se servirait de ça et parlerait de fumer du pot ou rêveurs ou ché pas quoi. Deux, parce que j’en ai marre de la diatribe de certains contre ce qui est appelé communément les hippies, les grano quoi. Pourquoi, au fait, un sosie de Fiori en poncho ne serait-il pas capable d’avoir une argumentation béton, de la présence, de la vivacité intellectuelle et tout ce qui fait la force de nos trois leaders ? Ce que je trouve beau des mouvements sociaux en ce moment c’est qu’ils unissent : les différents syndicats étudiants(WOW quand on connait le mouvement étudiant) et aussi gens de tous horizons. Serait-il possible de s"ouvrir l’esprit encore un peu plus ?
Je n’ai rien contre les "hippies", j’ai passé la grande majorité de mes études avec eux et ils sont très sympathiques et intélligents.
y’a une faute dans le sous-titre de ton blogue
Autodéfense est aussi accepté comme orthographe. J’ai bien vérifié! Auto-défense est aussi accepté.
AJOUT: « La réforme orthographique de 1990 propose la soudure du préfixe avec le mot principal, sauf en cas de formation de digramme ou trigramme indésirable oi, ou avec la voyelle initiale du mot principal et qui pourrait donner une prononciation défectueuse selon l’orthographe usuelle en français.
Dans ce dernier cas seulement, l’usage du trait d’union est conservé pour tous les termes formés avec ce préfixe et tout mot commençant par i ou u : il est alors préféré à l’ancien usage (rare) du tréma qui a pu apparaître parfois à la position de soudure dans d’anciens termes scientifiques (avec un placement incertain sur la première ou la seconde voyelle)».
Et aussi « hors », qui devrait être « or », puis « dealé » qui devrait être « dealer ». Enfin, voici un passage à la ponctuation révisée : « L’étudiant, lui, est bien campé dans la zone grise. Jusqu’au cou, en fait. »
C’est ce qui arrive quand on écrit sous le coup de l’émotion. Mes excuses.
Je vais démarrer une campagne de financement pour m’acheter Antidote.
Non, la faute est le é d’intell"é"ctuelle!
AH! C’est noté. Mes excuses!
…c’est juste que .. on est ben tanné de votre boycott …. un citoyen ben tanné
C’est que… On est ben tanné du clampin moyen qui n’a aucune opinion et qui avale n’importe quoi sans une once d’esprit critique ni d’ouverture d’esprit ; dont les seuls sujets de discussion sont occupation double ou les sélections de quelque équipe de sport. Bravo à ces étudiants qui savent penser, se mobiliser, remettre en cause le status quo avec intelligence, en dépit de l’apathie de la bande de mollusques qui les ont précédés et qui essaient de leur donner des leçons, de les rabaisser, de leur dénier le droit de s’exprimer et de défendre leurs opinions voire leurs idéaux.
"Pour moins de cinquante sous par jour, il est tant de retourner en classe"
"Un tiers des étudiants seulement sont en grève, donc les deux autres tiers sont contre la grève et contre la hausse"
"Les droits de scolarité sont gelés depuis 40 ans"
"Il faut que les étudiants fassent leur juste part"
Il n’y a rien qui vous choque dans tout ça ?
Moi ce qui me choque, c’est la part de pur mensonge, s’adressant à une population ignorante et peu désireuse de s’informer, et l’autre part de logique bancale et de sophisme, s’adressant à une population dénuée de sens critique ou de logique.
Si vous êtes tanné, essayez donc de mettre en marche votre cerveau. Vous verrez c’est stimulant.
Plutôt que de "chialer", essayez donc de lire et de comprendre les propositions des étudiants comme celles du gouvernement. De discuter avec des étudiants, voire avec des enfants, des adultes, des aînés. D’aller au-delà des discours partisans du gouvernement, des médias ou même des étudiants.
Une citoyenne bien contente de voir une génération pas si conne se lever, et d’entendre parler de choses un peu moins futiles que le Canadien ou la CFL.
merci Sophie tu parle bien de choses vrai. Le Québecois prend bien du temps pour s’informer des enjeux et de ce forcer d’aller au dela des parole souvent naisseuse ou partiel et mal rechercher des média des corporations. C’est clair depuis un boute que nos élus sont des robots qui on pour job de nous endormir et avoir pleins de décisions derrière des porte fermé la ou les mafiosos on place pour prendre control des fonds public a travers les contrats de constructions et de pavage de la planète.
J’ajouterais que cet montée de révolte A beaucoup de potentiel mais nous portons pas asser d’attention a la culture des outils essentiel comme le CNV (communication non violente) l’autogestion et la résolution de conflits. Je vois pas de discussion sur la gestion des référendums pour s’assurer que personne ne pourras tricher avec leurs argent. Enlever complétement le droit a une corporation, un syndica ou un organisme communautaire d’investir ou de participer a un référendum d’aucune façon et avoir des norme spécifique égalitaire pour les gouvernement au pouvoir.
Excellent texte!
C’est un texte que je verrais tout à fait se retrouver sur le webjournal d’opinion Le Globe, que je dirige. Si cela vous sourit, mon adresse courriel est incluse!
En passant, j’ai l’impression de vous connaître… Un rescapé de l’époque où la blogosphère était reine?
Eh oui, mon blogue était "Le lendemain de brosse"…j’ai sévit entre 2007 et 2010 si ma mémoire est bonne…tu m’avais donné un bon coup de pouce en me ploguant à quelques reprises d’ailleurs!
J’ai découvert Le Globe récemment….un ami a contribué récemment à ce site. J’aime beaucoup. Vous pouvez reprendre le texte si vous voulez, en incluant un lien vers ce site. profscontrelahausse.org l’ont repris aujourd’hui aussi.
Excellent article! Félicitations!
Mais aussi, toutes mes félicitations aux personnes qui ont commenté votre article; pas de commentaires haineux, d’insultes, de débats virulents…. Je dois avouer qu’avec cette situation qui touche une corde très sensible chez beaucoup de gens, il est râre que j’assiste a un échange d’idées vraiment respectueux, ça fait du bien!!
Et commentaire de Sophie qui dit : ‘Moi ce qui me choque, c’est la part de pur mensonge, s’adressant à une population ignorante et peu désireuse de s’informer’ c’est pas des insultes ça? Vous ne connaissez pas CHACUNE des personnes qui n’ont pas votre opinion. Ça vous choque quand on dit que les étudiants sont des enfants gâtés, que leur parents leur paie tout, qu’ils ont iPhone, le câble, un appart et pas besoin de travailler? Vous dites qu’on les met tous dans le même panier, vous faites exactement la même chose!
Parce que je suis d’accord avec la hausse des frais de scolarité je suis une ignorante qui ne désire pas s’informer? Mais c’est basé sur quoi ça?
C’est pas parce qu’on est pas totalement de votre côté qu’on est des opresseurs, en passant, si VOUS, vous lisiez un peu et vous informiez de ce qui se passe ailleurs, vous comprendriez c’est quoi un gouvernement opresseurs. Le gourvernement québécois est LOIN d’être parfait, je l’accorde MAIS, on n’a pas peur de se faire tuer si on ne votre pas en leur sens. Faut pas exagérer.
Je lis et j’écoute les deux côtés, mais mon opinion se range toujours du même côté. Je trouve ça vraiment désolant de voir que ceux qui nous traite d’esprits fermés le sont encore plus que nous. Probablement que si nous, nous ne sommes pas remplis de haine comme vous l’êtes, c’est que nous, on s’Informe des deux côtés, on jase ET avec les étudiants ET avec la population. Je suis prête à écouter des arguments de étudiants et de ceux qui se battent pour la cause, mais arriver avec des arguments convaincants, pas, comme plus bas, où on me dit ‘Voulez-vous vous faire faire une neurochirurgie par un médecin qui a passé son cours de justesse parce qu’il a dû travailler de nuit pour payer ses études ?’. Pour moi, c’est pas convaincant, c’est comme dire que tout ceux qui ont travailler pour payer leurs études étaient des abrutis au travail aujourd’hui!
Les carrés rouges ne sont pas plus fermés d’esprit que les gens pour la hausse. Vous ne vous basez sur rien pour dire ça et vous généralisez. Vous aussi vous faites la même chose que ce que vous venez de dénoncer dans votre commentaire…. Je suis informée des deux, côtés, je jase, et ce que j’entends de l’autre côté ne me fait pas changer d’avis, tout à fait comme vous. Je me fais intimider depuis le début, c’est très difficile de se faire traiter de tous les noms, de lire de la désinformation dans les médias sociaux, de se faire prêter de fausses intentions et surtout de se faire envoyer carrément chier par des carrés verts affichés qui parlent du début à la fin des assemblées générales et qui votent toujours contre la plénière ou le droit de parole des gens de l’extérieur, parce que ça les exténue d’entendre des opinions, des arguments, des discours, des débats. Et ça, c’est la vérité. Par contre, j’ai 2 amis pour la hausse, je les aime quand même je ne les traite pas différemment. J’étais à côté de trois filles arborant le carré vert à la dernière AG, on riait et on votait toujours le contraire mais on jasait de plein de choses. Je crois que Sophie se doute bien que nous ne sommes pas tous pareils. Je suis remplie de haine parce que depuis le début, je vois des préjugés, des mensonges, de la manipulation, des insultes, de la violence policière gratuite et que je me rends compte que toutes les belles valeurs que l’on nous apprends à la maternelle, rendu adultes, elles n’existent pas. Je suis une artiste et je me fais dire à tous les jours que je n’ai pas ma place dans ce monde parce que je ne vis pas que pour l’économie. Je manifeste mais je suis contre la violence et les injures. Je vois beaucoup de haine de l’autre côté aussi. Bien sûr il y a de l’intimidation des deux côtés, mais depuis le début on se fait traiter de gros méchants égocentriques partout dans les médias alors que de mon point de vue, ce n’est pas ça que je vois. Mais quand le chapeau ne me fait pas, je ne le porte pas. Je crois que vous devriez faire pareil. Et, si vous n’avez pas trouvé encore d’arguments convaincants jusqu’à maintenant, c’est que vous n’avez vraiment pas la même façon de voir la vie que moi. Parce que si vous vous informiez réellement, vous verriez qu’il en existe beaucoup. Maintenant, pour qu’ils soient convaincants ou pas, c’est une question de point de vue.Et, finalement, de mon point de vue à moi, le gouvernement est oppresseur, même si je sais exactement ce qui se passe ailleurs. C’est pas au même degré, mais est-ce qu’on doit tout accepté pour la simple raison que c’est moins pire qu’ailleurs? Je ne pense pas.
Y’a une faute là aussi : ‘tout cela ce corrige facilement’… pas facile… l’école devait pas coûter assez cher dans votre temps.
Pour ce qui est de se débarasser de Charest, je ne suis pas une fan non plus… parcontre, ce n’est pas parce que Pauline Marois porte un carré rouge qu’elle est de votre côté… elle ferait exactement la même chose que l’autre… et ce serait J. Charest qui porterait son carré… faut pas se leurrer, le gouvernement, c’est le gouvernement, ils se ramassent de votes comme ils peuvent. De la corruption, Pauline est capable d’en faire aussi…
Et… non, je ne pense pas qu’on commence à avoir de la misère avec la grève étudiante parce qu’on les trouve trop intelligents… en tous cas, pour ma part, on commence à en avoir raz-le-bol parce qu’ils en demandent toujours plus, comme lorsque ces enfants roi faisaient une crise de bacon à papa et maman au centre d’achats quand ils étaient petits… mais cette fois les amis, papa Jean ne vous donnera pas votre jouet… c’est la vie.
Désolé de vous décevoir ainsi.
Si j’étais la police de la grammaire sur Internet dans votre genre, je vous dirais que votre ponctuation est étrange, que «ras-le-bol» est plus approprié et que parcontre s’écrit en 2 mots mais j’ai le réflexe de pardonner les coquilles, c’est plus fort que moi.
Bonne journée!
J’adore le fait que lorsque les commentaires vont dans le même sens que vous, vous êtes un peu moins baveux… si je porte un carré rouge, allez-vous être plus sympathique? Merci pour la correction, j’ADORE apprendre gratuitement!
Sans racune, si vous en êtes capable bien sur!
Je suis baveux de nature mais je ne voulais pas être méchant. Sans rancune et, comme vous l’avez peut-être remarqué, j’ai corrigé la coquille en question.
Madame Karine: oubliez-vous volontairement le fait que les jeunes qui sont dans la rue présentement ne vivront pas la pleine augmentation pendant LEURS études….. Mais plutôt ceux qui sont présentement au secondaire?
Ils se battent pour un accès aux études des cohortes suivantes, ne vous en déplaise.
Ce n’est pas, dans mon imaginaire sûrement trop à gauche, une façon de se rouler par terre comme au centre d’achat pour obtenir de quoi pour leur propre nombril.
Je considère ceux dont papa a payé l’avocat afin d’obtenir une injonction allant à l’encontre d’un vote tout aussi démocratique que les votes à l’assemblée nationale (à main levée) pas mal plus enfants rois que ceux sur lesquels se dirigent vos pavés verbaux.
Mais je suis certaine que vous, au moins, n’en seriez pas restée pantoite
J’aime aussi pouvoir lire un commentaire exempt (ou presque) de fautes, merci!
Madame Nathalie : J’espère que vous ne parlez pas comme ça dans un souper entre amis, parce que vous devez être vraiment ennuyante.
Je ne suis pas plus pour ceux qui ont obtenu une injonction, cependant, ils n’auraient pas du avoir besoin d’avoir recours à un avocat pour aller à l’école. Bloquer carrément l’accès aux locaux pour être certain que tout le monde est de notre côté, c’est pas plus intelligent.
La hausse des frais de scolarité, tout comme toute autre hausse est légitime, elle suit l’indexation au coût de la vie. Ne vous leurrer pas, je ne suis pas plus en faveur de la hausse de l’hydro, mais on y passe. Point. Faites une recherche à savoir combien devrait coûter les études aujourd’hui en fonction de l’indexation au coût de la vie, et vous verrez, on est encore clairement en dessous!
Je comprends que c’est une grosse bataille pour les étudiants et mais je pense aussi que les arguments ne sont pas convaincants. Ce n’est pas en traitant tous ceux qui ne sont pas d’accord avec nous de nuls, d’ignorants ou d’égoiste qu’on va arriver à quelque chose.
Les étudiants, autant que le gouvernement ont un pas à faire, reste à voir.
Un autre point pour terminer : on est tannés de la grève, mais on est aussi tannés de se faire dire qu’on est tannés parce qu’on nous dis d’être tannés et qu’on croit tout ce qu’on lit dans les journaux. Moi, me faire répondre par la majorité de mes amis carrés rouge par un lien qui mène vers un article du Devoir ou de la Presse au lieu de me faire expliquer SON point de vue (et ça m’arrive chaque fois qu’une discution devient plus animée, CHAQUE fois.), ne me fait pas croire qu’EUX ne croit pas tout ce qu’on leur dit/écrit. Penser que changer de Premier Ministre va arranger les choses, ne fait croire que les carrés rouges croient tout ce qu’on leur dit et se laissent endormir parce que madame Marois porte un beau carré sur son tailleur. Et ne me partez même pas sur les arguments qui commençent par : ‘T’as un enfant, tu devrais être de notre bord parce que…’
On est rendu à un point où on ne se respecte même plus entre citoyens, ne pas être ENTIÈREMENT d’accord avec quelqu’un ne veut pas dire qu’on le méprise ou qu’on ne le comprend pas.
Ouf! Ça fait du bien!
@Karine : voici un autre type d’argument : « Voulez-vous vous faire faire une neurochirurgie par un médecin qui a passé son cours de justesse parce qu’il a dû travailler de nuit pour payer ses études ? » (pour l’argumentaire détaillé, veuillez écouter : http://www.youtube.com/watch?v=MkQv2EfG2_M&feature=share).
Premièrement, un gouvernement, c’est pas pantoute la même affaire qu’une mère ou un père, pour moi ça ne se compare même pas. Et je suis certaine que si le gouvernement prenait une décision devant laquelle vous êtes PROFONDÉMENT en désaccord, vous vous insurgeriez et vous chiâleriez vous aussi (ça ne vous est jamais arrivé, d’ailleurs ?)
Deuxièmement, nous n’en demandons pas toujours plus, nous n’acceptons tout simplement pas docilement de se faire manipuler. Nous nous battons pour quelque chose qui fait fondamentalement partie de nos valeurs sociales, et nous nous battons jusqu’au bout devant un gouvernement sourd (si nous nous étions arrêtés tout de suite, rien de rien ni même une parcelle de poussière du veston de Jean Charest n’aurait changé. À un moment donné….oui il faut un peu déranger pour se faire entendre). Nous nous battons pour la même raison depuis le début.
Troisièmement, je ne suis aucunement concernée par la hausse des frais de scolarité. Mes parents ont beaucoup d’argent et me paient mes études. Appart, bouffe, école (oui, je suis un enfant gâtée). Par contre, je fais partie de celles qui se battent avec véhémence pour que l’école reste accessible à tous, que l’on vive dans une société la plus équitable possible et que les fonds publics soient mieux gérés par le gouvernement. Je me bats pour mes valeurs, mes idéologie et si vous me dites de me calmer et de rentrer chez moi regarder la télé parce qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie, eh bien madame, je trouve le monde bien triste et je me demande si exister pour faire de l’argent silencieusement vaut la peine. Bien entendu, je ne me battrai pas pour tout et n’importe quoi. Ce combat est réfléchit dans ma tête, je vous assure même si vous ne me croyez pas.
Quatrièmement, si vous comparez le printemps québécois à une crise de bacon, à mon humble avis vous n’avez vu que la surface du conflit et je trouve cette comparaison insultante.
Désolé si j’ai fait des fautes, mon argument est valable je crois malgré tout et oui, je traite les carrés verts gentils aussi bien que les carrés rouges gentils, ne prêtez pas de fausses intentions aux gens pour un carré de couleur. Merci.
Karine, se débarrasser de Jean Charest ne se résume pas seulement à se qui entoure la crise étudiante. Ça fait neuf ans qu’il est au pouvoir. Ce que je déteste de cette crise, c’est que les gens sont aveuglés par elle, et ils en oublient le plan nord, la corruption, la construction (avons nous seulement obtenu une véritable commission d’enquête?), les baillons, le financement douteux, les mensonges éhontés, et l’attitude extrêmement méprisante du personnage à l’égard des citoyens qui s’élèvent contre lui, et, oui, la gestion de la crise courante. Je ne suis pas fan de Mme Marois parce qu’elle a un carrés rouge. En fait je ne suis pas fan d’elle du tout. Donnez un peu de crédit aux étudiants qui vois clairement la manœuvre pour ce qu’elle est. Si vous la voulez si fort que ça votre hausse, votez CAQ… au moins ça n’enverra pas un message qui dit "bon travail mon Charest".
En ce qui concerne les étudiants qui en demande trop, là je ne vous suit plus du tout. Dans le fond, la seule chose qui a été demandé, outre les idéaux de gratuité qui ne sont pas l’enjeu dans cette crise, c’est qu’une hausse des droits de scolarités soit un derniers recours et non une excuse facile pour imiter les pires aux monde en ce qui concerne l’accessibilité. Bref, au pire on demande que rien ne change. Quel crescendo de déraison. La logique du "c’est plus cher ailleurs, donc nous devons augmenter" est un sophisme si débile que s’en est une honte. S’il faut se mettre à niveau sur tout ce qui est plus cher ou pire ailleurs on va dans le burlesque pas mal fort.
Je ne te connais pas. Je ne connais pas ta crédibilité, ni ton niveau de "j’aime fesser sur tout ce qui bouge". Cependant, la question que je me pose est ; est-ce que les étudiants vont aller voter, est-ce que les citoyens vont aller voter, est-ce qu’ont vas réussir à aller quelque part un moment donner en sachant que personne dans la société de manière individuelle ne peut être satisfaite mais que collectivement on lui doit le meilleur! J’ai l’impression depuis 2007 d’être dans une grosse "joke". Par contre, la blague a des incidence sur ma personne, certe, sur mes valeurs, euh…, et sur nos avenirs qu’ils soient florissants ou non. Je ne trouve pas la blague très divertissante, et ce, pour moi et je m’essaie, pour le Québec de manière collective. Après le 22 mars, après la réaction de "marde" qui s’est produit, il est clair comme dirait Hitler qu’il ne nous reste que la voie légal pour le kicker out. Ma question; quoi mettre d’autre….. si je ne suis pas PQ ni québec solidaire…. j’annule mon vote!!! C’est sa mon choix ?
Option Nationale est aussi pour la gratuité scolaire.
Moi je suis vraiment impressionnée!!… Ils offrent de belles solutions a mon avis… l’idée d’imposer les banques…enfin fait des années que je le dis…. y en a plein de fric… il est juste tout au même endroit!!
Fredofromstart : Je ne peux malheureusement pas répondre directement sous votre commentaire, allez comprendre?!?
Premièrement, on ne passe pas un cours de médecine, quelqu’en soit la spécialité, de justesse. On ne se rend pas non plus au bout de notre cours si le talent et les notes n’y sont pas.
Deuxièmement, la hausse, aussi controversée qu’elle soit, ne justifie pas que les étudiants se mettent à travailler en fou. Les neurochirurgiens qui viennent de graduer ont aussi eu à payer leurs études (et, soit dit en passant, ils ont amplement le salaire pour rembourser leur prêt étudiant, qu’ils travaillent au Québec, ou, qu’ils fassent comme beaucoup et qu’ils aillent travailler chez les voisins du sud.), c’est pas le montant de la hausse qui va empêcher un médecin d’en devenir un.
Si tous ceux qui avaient du travailler fort pour payer leurs études étaient pourris à ce qu’ils font, on serait pas sortis du bois. Oui, il y en a qui sont vraiment nuls, mais ça a rien à voir avec le travail de nuit.
J’en ai entendu des arguments non fondés à date, mais celui-là les dépasse largement! Et là, je ne considère pas ma réaction comme de l’ignorance ou de l’égoisme, c’est juste du gros bon sens!
Témoignage de Clara Grouazel (sur Facebook) : « Ma fille étudie en neurochirurgie, elle travaille bien de nuit effectivement…. elle fait des gardes de 24h à l’hôpital. (et plus car on ne peut pas quitter un patience sous prétexte que c’est la fin de sa garde) et elle a des gardes de 24 h plusieurs fois par mois !! c’est inhumain. Les camionneurs eux n’ont pas le droit de conduire plus de 8heures de suite, (car il pourrait provoquer un accident) mais nos jeunes médecins eux peuvent largement tenir debout bien au delà …. C’est désolant ce système qui pousse la machine au bout. (pour ne garder que les plus forts ? j’en arrive à me poser des questions…) »
Peut-on vraiment bien assimiler la matière apprise sous une telle pression ? Lorsque j’étais étudiant, j’ai moi-même passé bien des examens (et avec brio) après avoir étudié en fou (c’est vrai, j’avais tendance à le faire trop souvent à la dernière minute). Le seul problème : je ne me souviens maintenant plus du tout de ce que j’étais censé avoir appris ! Mon cerveau surchargé a pu fournir l’effort de réussir les examens, mais pas d’apprendre convenablement — ce qui doit se faire à tête reposée, j’en suis sûr.
(pour ne garder que les plus forts ? j’en arrive à me poser des questions…)
OUI
Je veux me faire soigner par les plus fort.
J’étudie en médecine et je connais beaucoup de médecins. Les gardes sont nécessaires pour assurer le suivi des patients hospitalisés et pour traiter les patients quand ils ont besoin de soins. Ça a toujours existé et personne ne sait comment on pourrait arrêter d’avoir des gardes, particulièrement dans certaines spécialités.
La matière, quand un médecin est de garde, c’est les soins du patients. Ça s’apprend tout le temps, ce n’est pas une "job de nuit" normale.
Les résidents en médecine ont déjà obtenu une diminution du temps des gardes: leurs gardes durent maintenant 16h plutôt que 24h. Il y a des avantages et des inconvénients à cela, pour le système de santé, pour l’apprentissage du résident et pour les patients.
Je vous suggère de vous informer un peu plus sur les études médicales avant de comparer les gardes à une nuit blanche d’étude, parce que ce n’est vraiment pas la même chose.
Madame Karine…
Vous commencez votre réponse avec une attaque personnelle…. Bravo!!
Drôle, à l’école, j’ai toujours appris que le langage écrit n’était pas un langage parlé. Désolée de vous avoir ennuyée par ma réponse….
Mais il semblerait qu’on peut vous attibuer ce même défaut?
Je vous cite: "J’adore le fait que lorsque les commentaires vont dans le même sens que vous, vous êtes un peu moins baveux…"
[...] vous propose encore de la lecture au sujet de la crise qui continue, qu’on vient de me proposer (merci à Millie Molo): je suis [...]
J’adore cette article
et j’aime la réplique de Sophie au monsieur qui est tanné!!!
. Car pour avoir vu de mes yeux l’ignorance de certains vieux, ou de jeunes adultes non-instruit qui n’osent pas se renseigner sur la cause et l’enjeu, me fruste… Et de voir que la question se pose encore: (et cela, après 12 semaines de médiatisation sur le grève étudiante) "C’est pourquoi ton carré rouge que tu portes?" Je deviens rouge colérique en dedans de moi. Je me dis que ça n’a juste pas de sens! Il y a longtemps que le peuple ne s’est pas ouvertement manifesté dans les rues, tellement qu’on méprise presque l’acte de manifesté. Je m’excuse, mais selon moi, tout comme avec la loi; il n’y a pas place à l’ignorance. Autrement dit: ce n’est pas de ma faute si tu le sais pas, tu vas écoper pareil… Alors je me dis que ca devrais être pareil pour toute cette masse qui ne savent rien et qui surtout; sous prétexte qu"ils ne sont pas affectés par la hausse peuvent s’en foutre aisément et dire leur opinion sans fondement de premier niveau. Bref, le peuple n’a pas le droit à l’ignorance quand il s’agit d’un débat social. Que tu sois pour ou contre, pourvu que tu sois informé pour pouvoir argumenter et défendre ton opinion. Et malheureusement le gouvernement se fie et exploite cette masse non-chalante pour boosté ces sondages de popularité. Je m’excuse mais en ce moment, j’adore ce que font les étudiants car ils réveillent petit à petit une population dormante et paresseuse qui se laisse se faire fourré par la mauvaise gestion et la corruption. Je suis heureux de revoir l’esprit critique… de remettre en cause le débat sur l’éducation aux Québec. Vous dites qu’on devrait suivre les autres provinces qui ont des frais de scolarité plus haut qu’ici. Et bien, une chose est sur, ces étudiants des autres provinces vont vous dire qu’ils sont jaloux! Moi aussi je suis tanné, tanné de voir des gens qui prennent pour acquis que tout augmente et c’est la vie et bref faut suivre le troupeaux…
Les frais de scolarité devrais être basés sur la moyenne des revenus des payeurs de taxes de chacune des provinces et appliqués au prorata. Ainsi une certaine équité serait ressentie à travers le Canada. Une autre solution serait de consentir une certaine remise des frais de scolarité en fonction des résultats scolaires.
Un ancien étudiant
Je suis un homme de 54 ans. J’étais contre le boycott ( car c’est se tirer dans le pied sois même ) et pour l’augmentation des frais ( car nous n’avons plus les moyens ) MAIS à l’exlusion ce ces deux choses, j’ai toujours trouvé et ce même encore aujourd’hui que les autres revendications des 3 associations étudiantes ont un sens.
Quand ont dit que des pays comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la France, etc doivent couper dans tout les programmmes sociaux sans quoi ils s’en vont directement à la faillite, je pense qu’il est prudent ici au Québec de ne pas attendre à la dernière minute. Oui l’éducation est une richesse et oui il faut que non seulement les universités soient mieux gérées mais que le Québec soit mieux administré partout. Nous devons tous se serrer la ceinture. Nous devons tous faire notre part.
On ne peut plus venir piger dans les poches des contribuables car moins que nous en laissons dans leurs poches, moins ils dépensent et moins l’économie roule. Sans économie, c’est le chômage ce qui veut dire moins de revenu pour l’état et mois d’argent pour les programmes sociaux.Si nous venons piger davantage dans leurs poches, cela sera dans 3 ans dans vos poches car vous deviendrez des contribuables.
Que l’on soit pour où contre, l’important c’est de respecter les lois et de ne pas utiliser la violence. Ce qui a choqué les citoyens, c’est pas les manifestations mais la violence physique, matériel et morale. Vandaliser les biens d’autruis ( publique où privé ), bloquer des ponts, bloque le métro, c’est également se tirer dans le pieds. Oui le black block était présent mais ils ne sont qu’une trentaine. Qui étaient donc les autres ?
Pour terminer, au sujet du paternalisme, sachez que moi aussi j’ai eu 18, 20 ans, etc. Mon discours était le même que vous autres. J’ai appris sur mes erreurs et vous faites de même. Malgré cela, je pourrais vous dire qu’avec l’expérience de la vie et la sagesse que j’ai acquises avec ma maturité, j’aimerais pouvoir recommencer ma vie et je vous jure qu’avec ce que je sais aujourd’hui, j’agirai pas de la même manière. Pourtant, mon salaire est presque le double du salaire moyenm au Québec, je travaille dans mon domaine d’étude universitaire, j’ai deux enfants qui terminent actuellement l’université et je suis très heureux dans la vie. Le paternalisme n’est donc pas péjoratif mais simplement un conseil car nous voyons que vous étiez en train de vous tirer dans le pied.
Désolé, mais cette simplette tentative de preuve par l’absurde prend l’eau, et pas à peu près. Seriez-vous à cours d’arguments?
Il faudrait être con ou aveugle (ou les deux…) pour nier que les étudiants pointent pas du doigt des problèmes de société majeurs auxquels nous devons nous attaquer au plus vite. Idem pour discréditer la classe (sans jeu de mot…) de leurs représentants. La plupart de nos élus auraient beaucoup à apprendre d’eux.
Par contre, le vieux "yuppie" que je suis (60 ans, et vivant très modestement) en a assez vu pour savoir que lorsque les étudiants, tout impliqués qu’ils soient, se vantent de voir et comprendre ce que leurs ainés sont devenus incapables de percevoir, je m’interroge. Apparemment il ne leur vient pas à l’idée que, pour porter un jugement valable, il peut leur manquer des éléments que seul les années qui passent et les leçons qu’elles nous donnent peuvent fournir.
Que des étudiants brassent la cage d’un gouvernement arrogant et incompétent, d’accord. Qu’ils pointent du doigt les failles d’une société que ceux de ma génération et de la suivante ont laissé se creuser par paresse et complaisance, d’accord encore. Mais par pitié, n’essayez pas de nous faire avaler que vous détenez la recette pour régler tous nos maux et que le monde serait bien meilleur si on vous donnait le pouvoir. Vous constateriez bien rapidement que le rôle de l’opposition est infiniment plus facile que celui du parti au pouvoir. Pour utiliser deux expressions usées à la corde, "le pouvoir corrompt" et "là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie". Personne n’est exempté de ces plates réalités.
Et surtout, n’oubliez pas que vous êtes les "yuppies" de demain…
[...] Il n’y aura qu’une pause pour réfléchir qui vous permettra de faire l’éclairage là-dessus. L’autre condition nécessaire, c’est qu’une portée de vieux cons comme moi cessent de vous dire quoi faire, vous, les pas assez cons [...]
Voici une bien humble contribution où je relaie votre billet… et mon humble opinion sur ce qui peut contribuer à l’échec! http://www.jepersevere.com/martincomeau/conseil-dun-vieux-con/
Il y a quelques semaine, je raportais le même problème dans les commentaires du Le devoir. En fait, cette façon de faire à un nom, c’est une faute syllogistique et ou sophisme du type "apeal to wealth".
Exemple: En quoi est-ce que les commentaires de M. Xiao sur comment trouver un emploie sont-ils bons, il n’a même pas d’ emploi.
Chose certaine aussi, ils ont bien beau dire que les médiats sociaux n’ont souvent pas de source. L’argument syllogistique lui n’en a pas besoin puisqu’il s’auto vérifie par lui même.
Ça s’appelle « raison du plus riche » ou « argumentum ad crumenam » (argument qui se sert de la bourse).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Argumentum_ad_crumenam
Les Albertains qui eventuellement vont se retrouver avec le plus grand desastre ecologique du Canada…Les Albertains qui ont des frais tres eleves pour les etudes superieures..la reponse est au Quebec…si jamais nous decidons de regler les problemes au lieu de jouer a des jeux politiques et qu’on arrete de prendre la societe en otage tour a tour pour sa propre cause.
Charest demande aux étudiants porteurs d’eau plus d’efforts pour emplir cette baignoire percée. https://www.facebook.com/note.php?note_id=343070592407751
Je pense que vous n’avez pas connu la misère,les offres du gouvernement à mes yeux sont juste,la personne moin nanti sera plus aidé financièrement,vous êtes les payeurs de taxes de demain mais on est encore à aujourd’hui et combien d’entre vous s’en iront ailleurs?je ne suis pas de votre génération, il y a un mot très important dans la vie et c’est responsabilitée chacun est responsable de sa personne,de ses choix, il y a aussi des sacrifices parfois à faire pour obtenir ce que l’on veux,on ne peux pas toujours garocher sur le dos du voisin nos besoins c’est normal qu’il y aie de l’aide pour vos études mais le citoyen moyen qui paie des impots qui travail dur pour joindre les deux bouts ce n’est pas à lui d’en donner plus on est déjà pressé comme des citrons avec une famille à faire vivre,j’espère que ce conflit va se régler bientôt car là ca coute cher pour rien,je suis désolée pour vous quand je vous voie dans la rue,je pense à tous les gens qui sont prisonnier malgré eux c’est beau avoir le droit de s’exprimer mais celui qui est prit en otage à cause de vos parades a aussi le droit à sa vie normal et je sais que vous devez surement savoir qu’il y aura des casseurs qui se faufileront parmi vous pour faire du trouble qui peut rendre à l’émeute,ici on a une belle province sans guerre,voyez ce qui se passe ailleur es-ce-que vous voulez la même chose? c’est un jeu dangereux et je suis contre toute violence ca ne règle jamais rien,vous êtes pacifique alors restez près de vos cégeps ou universités pour faire votre piquetage on vous verra quand même car les journalistes sont partout et on verra moin de fumé de gaz ect et tout le monde s’en portera mieux en commencant par vous,Vous devriez inventer un téléton pour venir en aide aux étudiants,ca fonctionnerait surement,ramasser des fonds pour aider à joindre les deux bouts,bonne chance .
WOW! Quel texte complètement parano sur la perception des étudiants par les gens qui ne sont plus à l’université. On ne peut pas respecter les étudiants sans être en faveur de la hausse? J’ai été étudiant moi aussi au milieu des années 90. Un étudiant moyen qui n’avait pas une fortune familiale derrière lui et qui dépendait des prêts et bourses. J’ai fait et réussi mes études, j’ai travaillé pendant mes études et j’ai remboursé mes études. Aujourd’hui, je suis fier de mon cheminement et je suis fier d’avoir été capable d’accomplir cela malgré des frais relativement élevés au milieu des années 90. J’ai deux filles qui j’espère iront à l’université un jour et je suis quand même pour la hausse même si je sais qu’avec le revenu familial elles n’auront droit à aucun prêt ou bourse. Pourquoi? Parce que je crois que des études, en plus de profiter à la société, elles profitent également à l’individu. Parce que je désire que le futur diplôme de mes filles soient reconnus et non sous-financés. Parce qu’aller à l’université est un choix. Parce que le problème d’accessibilité à l’université n’en est pas un qui est financier, mais culturel.
Je terminerai en disant que le message que j’entends avec toutes les revendications étudiantes est que si vous êtes moindrement pauvre en 2012, ne pensez pas pouvoir poursuivre des études universitaires. Quelle belle façon de promouvoir cette institution dans la société québécoise! Pas assez cons les étudiants… Peut-être. Réfléchis? Ça c’est une autre question.
l’histoire parle d’elle meme!! bon visionnement
http://www.onf.ca/film/histoire_des_trois